Société en crise, jeunesse inquiète ?

Publié le par Les Échos des Préaux

De manière récurrente, les temps de crise s'accompagne d'une éclosion de discours sur les "jeunes" et la "jeunesse". Experts, sondeurs, acteurs sociaux et  responsables politiques s'attachent tous à démontrer le "malaise" des jeunes. Mais ces discours informent moins sur l'état réel de la jeunesse que de la construction sociale d'une réalité et de catégories d'action: les jeunes devienent alors un instrument au service d'intérets ou d'objectifs qui les dépassent.


Dépêches de l'Education
 , Jeudi 18 juin 2009

Près de trois quarts des Français pessimistes sur l'avenir des jeunes (sondage)

  Près des trois quarts des Français pensent que les jeunes auront une situation "moins bonne" que leurs parents une fois arrivés à l'âge adulte, selon un sondage Ifop pour le portail internet MSN publié jeudi.

A la question "A votre avis, les jeunes d'aujourd'hui auront-ils à l'âge adulte une situation meilleure que celle de leurs parents, moins bonne ou identique?", 72% des personnes interrogées répondent qu'elle sera moins bonne, contre 19% qui pensent qu'elle sera identique et 9% qui la prédisent meilleure.

Pour "lutter efficacement contre le chômage des jeunes et favoriser leur insertion dans la vie active", 52% des sondés estiment que la meilleure méthode serait d'"accroître davantage la part de la formation professionnelle au cours de leurs études", suivie de près (51%) par une "meilleure information des jeunes en cours d'études sur les débouchés professionnels de chaque formation".

Ce sont d'abord les entreprises qui sont "responsables des difficultés rencontrées par les jeunes", estiment 38% des sondés.

37% jugent que c'est l'Education Nationale qui est la principale responsable et 25% que ce sont les jeunes et leurs parents qui "sont les principaux responsables de leurs difficultés à s'insérer dans la vie active en raison d'une mauvaise orientation".

Sondage réalisé par internet du 3 au 5 juin auprès d'un échantillon représentatif (méthode des quotas) de la population française âgée de 15 ans et plus.

Les questions posées ont été élaborées à partir d'une consultation d'internautes, précise l'Ifop, qui a ensuite analysé les contributions pour mettre au point le sondage

 


Une enquête en ligne MSN-IFOP traduit l'inquiétude de la jeunesse quant à sa formation

LEMONDE.FR | 17.06.09 | 17h35



Les résultats du sondage du forum des Idées MSN-Solidaires-IFOP sur la formation professionnelle des jeunes ont été publiés, lundi 15 juin. Cette enquête est le fruit d'une méthode originale : un appel à contribution en ligne a d'abord été lancé et les meilleures propositions ont ensuite été soumises à un échantillon représentatif de la population française.

  • Une jeunesse pessimiste

Dans son ensemble, la consultation révèle une jeunesse anxieuse, se projetant dans un avenir plus sombre que celui de ses parents. 70 % des jeunes interrogés manifestent ainsi cette perception. Les sympathisants de gauche se montrent néanmoins plus pessimistes que ceux de droite. L'origine de ce malaise se trouve dans la difficulté des jeunes à s'insérer dans l'univers professionnel.

  • Deux responsables : les entreprises et l'éducation nationale

Les difficultés rencontrées par les jeunes sont majoritairement imputées aux entreprises (38 %) qui semblent réticentes à embaucher des jeunes, et à l'éducation nationale (37 %) fréquemment jugée inadaptée. La responsabilité de ces deux acteurs est plus évidente encore pour les moins de 25 ans, pour lesquels l'entreprise est la première responsable (45 %), l'éducation nationale suivant de près (41 %).

  • Le sentiment d'une formation inadaptée

Les mesures estimées les plus efficaces concernent, pour une majorité des Français, l'accroissement de la part de la formation professionnelle au cours des études ainsi qu'une meilleure information sur les débouchés professionnels des formations (respectivement 52 % et 51 % de réponses. Les Français préconisent ensuite, sans distinction d'âge, la limitation du nombre d'étudiants dans certaines filières en fonction des besoins des employeurs (34 %).

D'autres mesures de soutien à l'insertion des jeunes sont également considérées comme efficaces par une proportion non négligeable de Français : imposer aux entreprises des quotas de jeunes débutants (29 %), avancer l'âge de départ à la retraite (29 %) ou encore la mise en place d'un tutorat assuré par d'anciens salariés auprès des jeunes entrant dans la vie active (respectivement 25 %).

 

 

Lire les résultats de l'enquête IFOP

 

 

 

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